Frédéric Ledroit
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Frédéric Ledroit
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amisdelorguecharente@wanadoo.fr

Telefono
(0033) 620185510
Indirizzo
Moulin de Bréchignac 16330 Vouharte France
Data di nascita
26/06/68
Curriculum

CV et critiques des oeuvres de Frédéric Ledroit

Frédéric Ledroit est Officier dans l’ordre des Arts et des Lettres et Titulaire des Grandes Orgues de la Cathédrale d’Angoulême.
Il possède cinq premiers prix d’orgue du Conservatoire National de Région de Lyon, du concours international de l’UFAM de Paris, du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.
Sa discographie importante (18CD) a reçu de nombreuses éloges de la presse en France et à l’étranger.
Compositeur, son vaste catalogue (Editions Musicales Delatour-France») de plus de 50 Opus, a bénéficié de plusieurs commandes d’état, commande en 2016 pour Le Grand Prix d’Orgue Florentz de l’Académie des beaux-arts, et des créations dans de nombreux Festivals internationaux .
Nommé citoyen d’honneur de la ville d’Angoulême en l’an 2000, il est comparé à l’issue de son enregistrement sur CD de sa messe pour un siècle nouveau à un Duruflé ou à un Poulenc par les plus grands critiques français et étrangers.
En 2012, son Requiem, créé à l’église de la Madeleine à Paris, fait l’objet d’un documentaire de Marie Viloin pour France2.
Il est professeur certifié d’orgue au Conservatoire d’Angoulême.
Il a enregistré pour la radio et la télévision (France Musique;Europe1;France Inter;TF1; FR2 ; FR3 ; Mezzo ; RCF ; KTO ; radio Notre-Dame…).
Aujourd’hui sa carrière de concertiste lui a permis de donner plusieurs centaines de concerts à travers le monde dans les plus grands Festivals Internationaux : en France, Paris (La Madeleine, Notre Dame…), (Prague), Italie (Naples, Varenna, Cava de Tirenni, Rome, Palerme) ; Pologne (Cathédrale d’Oliwa…); Pays-Bas ; Espagne ; Allemagne (Hilldesheim, Stuttgard, Essen, Saint-Blasien…) ; Royaume-Unis (Southampton, Christchurch), Suisse ;Danemark ;Etats Unis (Baltimore, Washington, Salsbury, Lancaster…) ; Chine (Pékin, Tianjin, Nankin…)…
Le CD qui vient de sortir de son oratorio « La Passion du Christ selon Saint-Jean » rencontre actuellement un succès international et fait l’unanimité dans la presse. Les critiques parlent d’un « monument » de la musique. L’œuvre fut créé le 7 juillet 2018 à Ludwigshafen en Allemagne par l’orchestre philharmonique de Rhénanie, le chœur de chambre de l’Europe et 5 solistes sous la direction de Robert Reimer.
Frédéric Ledroit prépare actuellement des tournées de concerts en juillet 2020 au Canada et en Chine en septembre et octobre 2020.

Critiques à propos de ses compositions

La Passion du Christ selon Saint-Jean

Nourri de spiritualité et de philosophie, Frédéric Ledroit n’est pas un homme de « concepts ». Son maître-mot, assumé, est la transmission de et par l’émotion. La Passion ne peut être que celle de l’Homme, et c’est bien un sentiment d’humanité ardente et sensible qui innerve l’œuvre tout entière. Dès le Prélude s’instaure un climat tragique aussi splendidement que sobrement porté par une orchestration d’une richesse et d’une mesure à maints égards envoûtantes, magnifiée par les choix du chef dans la mise en œuvre des tempos tout au long de l’ouvrage – la plupart des sections se referment sur un geste d’une étonnante concision, en forme de suspension, la respiration dramatique de l’ensemble s’en trouvant habilement et puissamment propulsée, jusqu’à créer chez l’auditeur un désir impérieux d’aller chaque fois plus avant dans le drame, tel un irrésistible appel de la section suivante. Dans l’un des moments les plus singuliers et saisissants, Ténèbres, reflet de texture purement instrumentale de l’agonie du Christ – clarinette solo nimbée des vents les plus graves, clarinette basse et contrebasson, puis des autres vents –, la musique, sans le recours à la parole, touche au paroxysme et à la plénitude de l’émotion.
On serait presque tenté de dire que ce n’est pas un hasard si l’œuvre a finalement été créée en Allemagne : on y perçoit d’emblée une ampleur post-symphonique apparentée à l’esprit et à la tradition germaniques, augmentée d’une modernité atemporelle tenant notamment aux riches pupitres de percussions, aussi essentiels que brillamment intégrés. Si l’on devait songer de manière subliminale, pour l’approche des cordes, à un compositeur de la sphère française, ce pourrait être Honegger (bien que Ledroit ne l’aime pas), à mi-chemin entre les deux cultures symphoniques et créateur parmi les plus sensibles à cet univers germanique, celui d’un Hindemith aussi, dans ses années expérimentales. Pour ce qui est de la parole et du chant, on ne saurait par contre être plus en phase avec l’esprit français, l’intelligibilité façon Carmélites de Poulenc étant ici à chaque instant perceptible, dans toute la force de son efficace « simplicité ».
Parmi les nombreuses composantes spécifiques de cette œuvre si personnelle de presque deux heures – tel le recours à la technique des leitmotive ou les multiples correspondances thématiques et rythmiques entre chœur et orchestre, l’un et l’autre remarquablement équilibrés, pour une participation décuplée de chacun au déroulé du drame et à sa perception commune – s’impose une démarche récurrente dans l’œuvre du compositeur : la progression, non sans méandres, de l’ombre vers la lumière. Ce qui se traduit concrètement, en lieu et place du traditionnel évangéliste, par la dévolution successive du récit de saint Jean aux trois voix féminines – contralto : Clara Pertuy, mezzo-soprano : Gaëlle Mallada, soprano : Cristina Obregón. Aux deux premières, dont le français est la langue maternelle, comme c’est aussi le cas du baryton Bernard Causse, Pilate d’une vive présence, revenait l’essentiel d’une narration d’autant plus magnifiquement intelligible qu’elle est, selon Gaëlle Mallada, écrite de manière foncièrement favorable à la voix, bien que par moments redoutablement escarpée – cependant que leur rôle ne se limite pas au seul récit mais les ancre pleinement dans la dramaturgie.
L’entrée de la soprano, dans l’ultime partie de la Passion, se fait sur une prière mariale ajoutée par Frédéric Ledroit (il avait procédé de même dans son Requiem), l’irruption de la lumière, avec pour corollaire une tessiture aiguë extraordinairement exigeante, lyrique et percutante, irradiant littéralement la conclusion de l’œuvre. Nul doute que l’on entre ici en majesté dans l’univers de l’opéra, sans quitter celui du théâtre sacré.
Le cinquième soliste, le ténor romain Alessandro Rinella, se voyait lui aussi assigner un rôle inhabituel par le traitement qui en est ici proposé : non pas le Jésus baryton-basse à la sagesse éprouvée des Passions de Bach, mais un homme jeune, presque « rebelle », d’une puissance vitale infinie, à l’appui d’une partie vocale tout aussi périlleuse. À la croisée de toutes ces données du drame : Robert Reimer, animant inlassablement ses musiciens et leurs interactions, pour une succession de moments que lui-même perçut bien souvent comme « magiques » dans leur saisissante continuité : l’état de grâce d’une création.
One would fear that in this day and age of expendable values, short attention spans, and instant gratification that no one would dare or even consider the creation of a work based on such an imposing subject of Biblical (pun intended) proportions as is the Passion of Christ, but yet there it is. And surprisingly it’s a totally captivating and convincing modern-day account of this ancient yet far-reaching event, composed in a style more in tune with the great mid-20th century dramatists like Leighton, Britten, Poulenc, Howells, etc … than the pastel-colored trifles of today.
Organist and composer Frédéric Ledroit (b. 1968), up until now better known for his recordings of organ music by Bonnet, Langlais and Widor, is now also generating interest as a composer since the creation of his Requiem in 2012. If you’ve had a chance to listen to one of his most recent organ works posted on YouTube, the op. 58 “Cosmos”, it’s obvious that Ledroit’s impelling incitement to compose is more philosophical and metaphysical than technical, and I admire the way he builds and forges great structures out of simple and yet compelling motifs. That same technique is applied within the orchestral palette of this work which reinforces the drama inherent to the text and proves to be very effective in segments like Il en jaillit du sang et de l’eau or the purely orchestral segment Ténèbres. One of the many symbolic aspects of this work that the composer himself points out in the booklet notes is that the role of St. John moves from contralto, to mezzo-soprano and finally soprano, his voice rising as the Passion moves forward.
The conductor and performers involved in this production all seem to relate and connect with the earnestness and gravitas of this work and well capture and project its significance and clout. If you yearn for the days when composers dug deep within themselves to flesh out and expose an idea and really get inside the crux of a matter, give the music of Frédéric Ledroit a listen. It may very well resonate with you.
Jean-Yves Duperron – June 2019 Classical Music Sentinel
Saint-Jean, une nouvelle passion selon Frédéric Ledroit. Composer une Passion selon Saint-Jean de nos jours peut sembler un défi inaccessible. Et pourtant, Frédéric Ledroit, pianiste et organiste, propose une vision puissante et dense. Après avoir composé un Requiem, l’auteur offre ici une nouvelle œuvre qui fera date dans l’expression du drame de la Passion, chemin du tragique vers la lumière.
Se plonger dans cette nouvelle œuvre de Frédéric Ledroit relève d’un certain parcours initiatique parfois ardu, dont on infuse peu à peu les principes actifs, répandus dans l’espace tels des parfums acres ou suaves. Le propos est certes des plus graves, le climat dramatique, mais relevant finalement d’une Passion très humaine. C’est ce qui apparaît dans cette musique qui semble directement « sortie du cœur pour allez au cœur », comme l’avait dit Beethoven à propos de sa Missa solemnis. Frédéric Ledroit construit sa Passion selon Saint-Jean à la manière d’un poème symphonique rempli d’humanité. Peu à peu, il nous aide à cheminer vers le firmament jusqu’à une poignante prière mariale. Dans un langage qui lui est propre, on reconnaît ici et là l’influence de maîtres allemands et français du XXᵉ siècle, Hindemith ou Poulenc.
Cet enregistrement est celui du concert de création de l’œuvre donné en Allemagne en juillet 2018. Initialement prévue au Luxembourg, c’est finalement à Ludwigshafen que fût donnée en première audition cette Passion avec le concours de cinq solistes vocaux, chœur et orchestre, le tout placé sous la direction solide de Robert Reimer.
Le travail du compositeur a demandé trois années de travail en une triple présentation : un poème symphonique pour orgue avec les lectures du texte de la Passion, la Passion proprement dite telle que cet enregistrement la présente, et une réduction où l’orchestre est remplacé par l’orgue. Deux années supplémentaires furent nécessaires pour la réalisation musicale. Le livret de cette Passion est en français et confie de manière unique l’importante partie de l’évangéliste à trois solistes successifs, chanteuses depuis les registres graves aux plus aigus, de l’ombre vers le soleil. L’auteur nous confie qu’il a vécu cette expérience comme une rencontre spirituelle rendue possible par la musique, haute philosophie selon Platon, qui s’est faite alors messagère invisible. Il faut remarquer la qualité générale des interprètes, investis et vivants intensément dans leurs divers rôles. La captation en concert rend pleinement justice acoustiquement à ce discours complexe.
Frédéric Muñoz ResMusica Le 31 octobre 2019
Ecrire une Passion ? C’est un Everest à gravir ! Une montagne de foi, de théologie, d’Histoire… et défier les grands maîtres !
Or c’est ce à quoi s’est attelé l’organiste et compositeur Frédéric Ledroit.
Nous serions, par habitude, en droit de penser qu’après Bach, à quelques exceptions près, tout avait été exprimé, musicalement parlant, au sujet de la Passion selon Saint Jean… Et bien ce serait une erreur !
La preuve par les oreilles ! Ou plutôt par le truchement du CD… Frédéric Ledroit, après un Requiem, créé en 2013 en l’église de La Madeleine, a senti le besoin de continuer sur la voie de la musique sacré en écrivant un oratorio sur la Passion selon Saint Jean, sa préférée. Oratorio pour grand orchestre, double chœur et cinq solistes, Frédéric Ledroit s’y révèle orchestrateur, pour la première fois.
Soucieux du texte, il a choisi le français… Musicalement, il se déploie une ambiance tragique emmenée par l’orchestre, avec sobriété, des voix de solistes saisissantes et portant le récit avec émotion… Une originalité à relever, Frédéric Ledroit choisit de faire représenter l’évangéliste successivement par trois chanteuses : d’abord par une contralto, puis une mezzo-soprano et enfin une soprano (Clara Pertuy, Gaelle Mallada, Cristina Obregon), du plus grave au plus aigu, comme s’élevant du monde terrestre vers le monde céleste.
Si cette œuvre, dans la musique, semble faire montre d’une influence germanique dans l’ampleur symphonique (et dans la tradition des oratorios), le chant appartient bien à l’univers français, à la façon, peut-être, du Dialogue des Carmélites de Poulenc.
Très expressive, impressionniste, la musique est nourrie de sa spiritualité et transmet une véritable émotion. A découvrir !
Alice de Charnay Culture Mag 24 août 2019
This is a major Passion oratorio, dramatically setting the account which arguably lends itself the best to this approach; the uncluttered Christocentrism and biographical nature of the narrative almost suggests an operatic libretto and it is no accident that the composer set out to write an opera sacra following the success of his Requiem. The tonal score, with its generous neo-Romantic orchestration presents its themes as aa very visceral, indeed operatic, drama; this is not a solemnly liturgical account of the Passion but one heroically declaimed by the Evangelist (unconventionally represented by three female voices successively rising in register which represents the gospel’s symbolism of ‘raising up’ and being ‘exalted’, and likened by the composer to Dante’s ascent from Hell toward Heaven in successive sections of the Commedia) and passionately acted out by the soloists. Pilate’s conflicted agonizing over his actions in the ‘Ecce homo’ scene, for instance (which is followed by a searing and magnificent choral statement of the Agnus Dei, one of several prayers and excerpts from the Johannine texts interpolated into the score), is comparable to Faust’s in Busoni’s opera. A small number of listeners might find this unabashedly operatic approach to a Biblical narrative a bit over the top; most will find it as magnificent, compelling and utterly immersive as one of John Martin’s epic and grandiose Biblical canvases. Cristina Obregon (soprano), Gaelle Malada (mezzo), Clara Pertuy (contralto), Alessandro Rinella (tenor), Bernard Causse (baritone), Chamber Choir of Europe, Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz; Robert Reimer.
RecordsInternational.com
A fervent account of a rather relentless, though earnest and approachable, piece
In structural terms the Passion comprises an extended orchestral prelude and fourteen briefer sections including two strategically deployed orchestral interludes. It incorporates the traditional Gospel narrative, though a setting of the Agnus Dei is interpolated at the conclusion of the seventh section ‘ Voici l’homme’ (Behold, the man) and the penultimate number is a rather moving setting for soprano and orchestra of ‘ O Mère, Source d’Amour’ a touching 13 th century prayer attributed to Brother Jacopone de Todi. The whole work lasts just shy of eighty minutes.
So what does it sound like? The orchestral prelude at its outset is terse and rather modal, although Ledroit certainly doesn’t run away from dissonance. In fact his orchestral writing struck me as being most accomplished, especially in terms of the vivid percussion, notably the xylophone, whose theatrical textures punctuate key moments throughout the work and the timpani, which are pretty omnipresent. The twelfth section, Ténèbres (Darkness) is a simultaneously spooky and moving panel with some especially imaginative writing for bass-clarinet. If stylistic influences become more apparent as the work proceeds, the presence of Arthur Honegger, the composer of countless gargantuan choral frescoes, is never far away. There is a rhythmic tread to the bass in Ledroit’s score which never seems to let up.
If the orchestra seem completely on top of the notes and the idiom, the choral singing of the Chamber Choir of Eorope seems less secure, but the dense counterpoint, piquant harmony and incessant drama conveyed by Ledroit’s music render this score anything but easy, and if they sound a little under-rehearsed in the early numbers they seem to warm up and increase in confidence as the Passion proceeds. As for the solo singing, although the commitment and integrity of all five soloists is never in doubt there an inconsistency in quality. I have a good deal of sympathy for the three female ‘Evangelists’ as there is little if any let-up in the intensity of their parts (or in the pace of the piece as a whole). All three encounter moments of strain, the mezzo Gaelle Malada and the soprano Cristina Obregon (despite rather excessive use of vibrato in the latter stages of the work) seem to cope best. The tenor and bass inevitably come off better – they have considerably less to do.
Having said that, there can be no doubt whatsoever of the sincerity of Ledroit’s vision and the fine craftsmanship underlying much of the writing. There is palpable commitment among the performers, and that the entire edifice generates such momentum and coherence is surely a tribute to the conductor Robert Reimer. Curious listeners (especially those sympathetic to an updated Honeggerian aesthetic) should give Ledroit’s St John Passion a go.
Richard Hanlon musicweb-international 17 octobre 2020
In a brief note to this recording, composer Frederic Ledroit (b 1968) declares that after the completion of his Requiem and its first performance at the church of La Madeleine in Paris, he wished to write an opera. He was attracted by the dramatic possibilities, but instead of an opera in the ordinary sense, he chose to write an «opera sacra»—an oratorio in French on the Passion of Christ according to the account in the Gospel of St John. In the four years it took to complete this work, three related compositions appeared: a symphonic poem for organ with music alternating with the reading of text; a Passion for large orchestra, double choir, and five soloists; and a version of that work with the accompaniment reduced for the organ. He does not elaborate on the relationships between those works and the present one. The St John Passion unfolds as a succession of separate scenes, each combining sung narrative with dramatic delivery of the character parts. There is an extended orchestral prelude. An instrumental interlude marks the transition from the interrogations by Caiaphas and Pontius Pilate. Another orchestral movement with the title ‘Darkness’ intervenes between the death of Jesus and the piercing of his side. There are some interpolated texts. The movement where Pilate presents Jesus to the crowd with the words «Behold, the man» concludes with the Agnus Dei in French. The movement where Jesus is condemned to death concludes with an affirmation of the divine redemption from the Book of Revelation. Between the piercing and burial there is a setting of a prayer by Jacopone da Todi (1228-1306) to join in the sorrows of the Virgin Mary. To say that Ledroit’s music is intense would be an understatement. It is pungent and dissonant, with a complex texture of intertwining lines, and seems deliberately unsettled. A brief doxology at the end reaches a degree of repose but certainly not complete peace. The orchestra is quite large, with a broad palette of wind and percussion colors. The performance is highly polished and leaves nothing to be desired in technical proficiency or expressive power. Balance is another matter. Sometimes the voices, choral and solo, are barely audible. They seem distant compared with the orchestra. The booklet includes the complete French libretto with English translation, but even with that in hand I sometimes found it difficult to follow the text. This is clearly a work to be taken seriously. It is too soon to say how it will stand up to repeated hearings
© 2020 American Record Guide (13 Fev 2020) review de William J. Gatens

Requiem

Je considère le Requiem de Frédéric LEDROIT comme l’équivalent, à leur époque, de ceux de Fauré et de Duruflé.
Très inspiré, il traduit parfaitement la force, la puissance, mais aussi la poésie et la sérénité qu’on retrouve chez ses aînés. Frédéric LEDROIT n’est pas homme de concession et son œuvre, une gifle aux péchés de l’Homme et l’entrée dans l’Eternité, a mûri pendant plusieurs années de façon à ce qu’il en soit extrait tout le suc de sa spiritualité.
Cet enfantement est une magnifique preuve d’Amour à Dieu.
Ayant eu le privilège d’être parmi les quelques interprètes (ou plutôt « acteurs ») de sa première audition en l’église de la Madeleine à Paris, le dimanche 24 juin 2012,
je n’oublierai jamais l’émotion qui m’envahit lors de ce grand moment d’intense communion et de grâce, un moment rare.
François-Henri HOUBART
Organiste des grandes orgues de l’église de la Madeleine à Paris
Le 20 Janvier 2013
« Œuvre infiniment achevée, éprouvée et portée à un degré maximal d’incandescence par l’inspiration…Impossible d’évoquer toutes les singularités, richement symbolique…Rien ici de cadré ou dans la mouvance d’une intangible tradition…dans cet esprit de mystère et de surprise qui colore en grande partie cette messe des morts, entre fulgurances et moments d’intériorité poétique. L’écriture chorale est particulièrement somptueuse et virtuose, impressionnante d’équilibre et de force, d’un extrême à l’autre de l’échelle des affects. Saisissement est véritablement le mot qui sans cesse revient à l’esprit : une manière de se saisir des sens et de la conscience de l’auditeur qui ne laisse aucun répit, si ce n’est par le biais d’une dramaturgie interne savamment calculée pour tenir puissamment en haleine, et l’oreille ardemment en éveil, tout en ménageant ce qu’il faut de quiétude pour permettre de suivre ce difficile cheminement de l’ombre vers la lumière. Au saisissement répond l’émotion, qui était palpable parmi l’assistance, quand elle n’en est pas directement la résultante. Définir le style de Ledroit ? Personnel ! On peut, sans risque de se tromper, dire qu’il connaît son Duruflé sur le bout du doigt, et sous-entendre ainsi qu’il s’inscrit corps et âme dans une lignée intensément française. Mais son approche, sa perception du drame, ses couleurs, ses harmonies, son écriture complexe, n’en constituent pas moins un univers aussi cohérent que foncièrement individualisé, aussi intégré à notre temps que libre.
Ce que l’on a entendu le 24 juin était en soi un petit miracle, le public reçut de plein fouet cette œuvre à la fois grandiose et habitée-quelque mille personnes, dans un silence qui toujours est le meilleur révélateur de l’attention portée, elle-même reflet de l’impact émotionnel. L’équilibre en miroir des parties solistes et chorales, la coloration si singulière et infiniment variée du piano percussif et mélodique, les orgues à la fois grand orchestre et vents solistes furent à l’image d’une œuvre d’une formidable continuité dans la diversité et qui ne vous lâche plus. Œuvre majeure, un Requiem accessible depuis les horizons les plus divers. »
Michel Roubinet ( concertclassic.com 18 juillet 2012 Compte-rendu)
This is an impressive and original setting of the Requiem, liturgically authentic while permitting an element of the theatrical, or associated programmatic imagery. The work follows the sections of the Proper Mass without additional texts, in a thoroughly tonally based idiom, extending to an use of harmony somewhat reminiscent of Messiaen (no big surprise there) in the organ’s more dramatic moments (and there is a very Messiaenic passage of birdsong in the radiant Lux æterna). The scoring, with the piano part important throughout, is inspired; the illuminating lightnings, sparks and shafts of color contributed by the piano form a striking contrasts with the massed effects of choir and organ, and an intimate humanity is suggested in sections in which the soloists’ primary accompaniment is the piano, against somber washes of organ tone. The solo voices intone their text as impassioned prayers, with the choral contribution manifested as blocks and waves of sumptuously harmonized texture, reinforced by the organ. A fine work, both splendid (as requiems are wont to be) and of wide emotional scope. Jeanne Crousaud (soprano), Anna Destraël (mezzo), Mathieu Muglioni (tenor), Ciro Greco (baritone), Jean-Pierre Ferey (piano), François-Henri Houbart (choir organ), Frédéric Ledroit (organ), Groupe Vocal Pro Homine; Marie-Christine Pannetier.
RecordsInternational.com (septembre 2013)

Cristal

« Une poésie souveraine, aux colories paradisiaques, aux sonorités évanescentes : du grand art »
Jean Gallois (les petites affiches)
« Ses œuvres pour orgue sont de la plus haute inspiration »
Jean Aubain (CNR de Versailles)

Messe pour un siècle nouveau

« la richesse harmonique d’un Duruflé, mélodique d’un Poulenc »
Michel Roubinet (diapason)

Oppositions

« Autre grand moment au souffle libre, l’écriture des oppositions de Frédéric Ledroit…à fleur de sentiment avec une maîtrise totale d’écriture bien en avance sur demain. »
Dauphiné Le libéré
« œuvre engagée…d’une grande intensité. »

François Sabatier (le guide de la musique d’orgue. Fayard. 2012)

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